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Fatigués d’être beaux sera en compétition au Milano Film Festival ainsi qu’au XXIII Message to Man International Film Festival de Saint-Pétersbourg

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critique sur Format court :
« Fatigués d’être beaux » d’Anne-Laure Daffis et Léo MarchandDans un paysage désertique, deux cow-boys désœuvrés tuent le temps. Si Le Duc, la cinquantaine (Denis Lavant) est taciturne et opiniâtre, Cécile (Pablo Nicomedes), bien plus jeune, compose un personnage d’Avrel évaporé. Cécile tire une balle de revolver au hasard pour voir s’il parviendra à la retrouver dans le sable, le Duc se pique au jeu. Et voilà nos deux comparses occupés à chercher une aiguille dans une botte de foin.Cet anti-western s’inscrit dans la veine du théâtre de l’absurde, l’ombre de Godot n’étant jamais bien loin. Comme chez Beckett, les personnages n’ont pas vraiment de réalité sociale. Piégés par une attente sans fin, ils se fixent un but artificiel pour remplir le vide. Le comique du duo repose sur le décalage, et sur l’absurdité de leur quête qui prend pour eux une importance primordiale. Le temps étiré, cyclique ou arrêté, se fond en abstraction, et prend des teintes surréalistes. Le titre du film sonne comme un écho à la réplique de Vladimir, l’un des personnages de Beckett : “On portait beaux alors. Maintenant il est trop tard. On ne nous laisserait même pas monter.” Les cow-boys sont las… S’ennuieraient-ils de n’être plus que des symboles ?Juliette Borel
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